Ary Abittan

WELCOME MAGAZINE – INTERVIEW ARY ABITTAN – 15 décembre
Spectacle le 8 février à l’Amphithéâtre Romanée Conti de Dijon
LA STORY D’ARY !

3 ans, 3 ans qu’il n’était plus monté sur scène après des succès incroyables au cinéma avec Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu et Les Visiteurs 3 … L’attente est terminée, Ary Abittan revient gonflé à bloc, pour nous présenter son nouveau spectacle My Story. Il sera à la Cigale de Paris du 28 février au 4 mars 2017 et vient juste d’investir le Palais des Congrès de Dijon, c’était le 08 février ! Welcome Magazine a eu la chance de rencontrer Ary Abittan le temps d’une interview, il nous raconte tout :

ITW – Ary Abittan
It has been three years since he was last on stage after experiencing incredible success at the
cinema with Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu, Les Visiteurs 3 and Débarquement immédiat.
The wait is over, Ary Abittan returns to the stage with a new show ‘My Story’. He will be at
La Cigale in Paris from the 28th of February to the 4th of March and at the Palais des Congrès
in Dijon on the 8th of February!

Ary, bienvenue en Bourgogne ! dans la capitale des Ducs … Dijon, la Bourgogne, vous connaissez, vous aimez !? Oui j’aime beaucoup votre Région depuis des années. Rien que le mot « Bourgogne », moi ça me fait rêver et voyager ! Je parcours toute la France et j’aime venir chez vous parce que j’adore rencontrer le public et surtout je trouve que vous avez le rire juste. 

Ary, welcome to the capital of the Dukes of Burgundy, do you know and like the region ? Yes, I’ve really liked the region for years. Just the word « Burgundy » makes me dream and takes me on a journey ! I travel all over France and love to come here to meet the public and I find that people here have the ‘right’ laugh.

C’est quoi « un rire juste » Ary ? Et bien toutes les blagues que j’essaie chez vous, si ça rigole, je sais que ça marchera partout ! Ça s’est vérifié encore ce soir !

What’s the ‘right laugh’ Ary ? If a joke works here I know it’ll work anywhere! It’s been proven again tonight !

Entre ce nouveau spectacle et le dernier sur scène, s’est écoulé 3 ans de cinéma. Quand est arrivé le « Déclic » pour remonter sur scène ? La scène ne m’a jamais quitté, je monte sur scène depuis l’âge de 16 ans donc en fait j’ai toujours cette envie de monter sur scène, ça ne se réfléchit pas, c’est un besoin. Là, c’est nouveau. Je ne joue pas des personnages, je joue My story, mon histoire c’est le titre du spectacle je parle de mon enfance, mon mariage, mon divorce, mon célibat, mes enfants ! J’ai eu envie de partager avec le public tout ça, ce que je fais régulièrement avec mes amis et bien là je le fait avec le public.

Between the new show and the last, three years have gone by. When did feel the need to go back on stage ? It never left me, I’ve been on stage since the age of 16. What’s new is that I’m not playing characters; I’m telling My story. I talk about my childhood, my marriage, my divorce, being single, my children! I wanted to share all this with the public like I regularly do with my friends.

La première fois que vous êtes monté sur scène pour présenter des sketches c’était en 1993… Alors, pourquoi nous raconter en détail votre story maintenant en 2017 ? Je faisais dire des choses à mes personnages mais finalement c’était moi déjà. Là, aujourd’hui, je suis frontal avec le public et d’ailleurs c’est interactif puisque je les fais participer dans le sens où je m’aperçois que ce qui me concerne, ce qui est personnel est aussi universel, ça concerne tout le monde. 

The first time you went on stage to do sketches was in 1993… So why tell us your story in detail in 2017 ? I made my characters say things but ultimately, I was just being myself. These days, I’m in front of the public and it’s interactive because I involve them in the sense that I realize what concerns me, what’s personal, is also universal.

Et l’improvisation est aussi bien présente sur scène ? Oui, vous savez moi, je viens de la, de l’impro… Je suis de Sarcelles et quand j’étais gosse, le but était de faire rire les gens, le sport national était de se charrier et d’avoir de la repartie. Donc évidemment j’ai toujours adoré aller vers le public, leur dire des choses, leur demander des choses, leur poser des questions, ne rien rater des réactions et réponses … sentir la salle. C’est exactement la comparaison entre le spectacle vivant et le cinéma. Le cinéma, il faut attendre 1 an pour savoir si ça fait rire les gens et le spectacle vivant c’est tout de suite. J’avais hâte de vous raconter mon histoire à Dijon , ouf, voilà c’est fait !

You also improvise on stage, don’t you ? Yes, it’s where I come from. I’m from Sarcelles and when I was a kid, my goal was to make people laugh. So obviously, I’ve always loved being in front of the public, telling them things, asking them things, asking them questions, to get a reaction. This is the difference between live performance and cinema. In cinema, you have to wait a year to find out if it makes people laugh but with a live show you find out straight away. I couldn’t wait to tell my story in Dijon! And now that’s done !

Quand le spectacle commence, vous dites au public : « My Story, c’est comme une séance de psy sauf que c’est vous qui payez ! » … vous ne faites pas que raconter, vous vous confiez aussi. Oui c’est exact, c’était mon envie profonde. Il m’est arrivé d’aller voir une fois ou deux un psy et je me suis dit : « le plus important est de dire ça au public puisque je tourne tout en dérision » !, donc voilà, oui, c’est comme une séance de psy et je vais tout vous raconter… Mais en même temps, ça les vaut car je vais vraiment tout leur dire, sacré séance !

When the show begins, you tell the audience: « My Story is like a psychiatry session except you pay ! »… You don’t just tell stories, you confide. Yes, that’s right, it was a deep desire. I went to see a psychiatrist a couple of times, and I said to myself: « The most important thing is to tell the audience, because it’s self-ridicule ! There you go, it’s like a session with a psychiatrist and I give everything away.

Et puis dès le début du spectacle vous dansez sur « Can’t Stop the Feeling » de Justin Timberlake … Vous aimez danser quand même, non ? On le voit chez Arthur aussi parfois sur TF1 Moi mon seul objectif c’est de faire rire et distraire les gens vous savez sur scène. Donc si il faut chanter, danser, jouer d’un instrument … oui j’aime bien, j’essaie toujours que ce soit le plus complet possible et en tout cas de rester sur scène jusqu’à ce que les gens partagent avec parfois sur TF1, et en tout cas de rester sur scène jusqu’à ce que les gens partagent avec moi ce que j’ai envie de leur dire.

Right at the start of the show you dance to Justin Timberlake’s ‘Can’t Stop the Feeling’… You seem to like dancing, no ? My only objective is to make people laugh. So, if that means singing, dancing, playing an instrument… yeah, I enjoy it, I always try to make things as complete as possible to get my message across.

Votre tournée à commencer début décembre… Est ce que le spectacle a changé depuis la toute première ou pas ? Oui, toujours parce que vous savez, on part d’une improvisation… Puis après l’impro devient officielle dans le sens ou le lendemain on l’écrit, on l’étoffe et puis après on retourne sur de l’impro donc oui ça bouge toujours évidemment. Les réactions du public aux différentes histoires affinent mon écriture c’est indéniable.

Your tour starts in early December… has the show changed since the first ? Yes, because it’s based on improvisation … Then afterwards we go to written material and then back to improvisation, so it changes constantly. The audience reaction influences how I write.

Votre mère, est omniprésente dans le show, c’est le personnage central de votre histoire ? Le personnage central de tout le monde, vous, moi et votre voisin ! Oui bien sûr il ne faut pas sous-estimer le pouvoir des mamans qui quoi qu’il arrive sont omniprésentes dans la direction et dans la trajectoire de chacun de nous.

Your mother is omnipresent in the show, is she the central character of your story ? Yes of course, you shouldn’t underestimate the power of mothers, who whatever happens, are omnipresent in the direction and trajectory everyone takes.

Dans Votre Story, vous parlez aussi des fameuses tennis 7 bandes achetées sur le marché de Sarcelles alors que vous rêviez des vrai Adidas ». Depuis votre enfance, quel regard vous portez sur votre parcourt ? (RIRE) Ah oui, mes chaussures blanches à 7 bandes ! (RIRE) … moi j’ai juste envie de vous dire que pour savoir où on va il faut savoir d’où on vient et c’est justement ça le sujet de mon spectacle. C’est important de comprendre que tout ce qu’on devient ça vient d’une seule chose de sa famille et c’est jamais neutre en fait, surtout nous les mecs on veut tout faire comme notre père ou rien faire comme notre père mais on ne restera jamais indifférent à ça. Certains écrivent des livres pour ça, d’autres écrivent des chansons … moi j’ai décidé de le faire en spectacle et de rire … pas seul chez moi mais avec le public sur scène.
Damien MOTHIRON