José Garcia

JOSÉ GARCIA

NOUS EMBARQUE DANS SON DERNIER FILM « A FOND » !

Venu à la rencontre du public dijonnais pour l’avant-première de son film « A Fond », nous avons eu la chance de rencontrer José Garcia, accompagné par le réalisateur Nicolas Benamou à qui l’on doit  » Babysitting 1 et 2 « . A mi-chemin entre la comédie déjantée et le film d’action, ce road movie façon  » Speed  » à la française, est sortie dans les salles le 21 décembre et nous emmène à toute allure dans un périple plein de rebondissements. José Garcia y joue le rôle d’un chirurgien esthétique qui emmène sa petite famille en vacances à bord de sa toute nouvelle voiture dont le régulateur de vitesse reste bloqué à 130 km/h en pleine autoroute. Une comédie hyperréaliste qui vaut franchement le détour ! A noter également, le casting fabuleux qui compte entre autres André Dussolier, Florence Foresti, Vincent Desagnat et Jérôme Commandeur.

While meeting the public in Dijon for the premiere of his film ‘A Fond’, we had the chance to meet José Garcia, accompanied by director Nicolas Benamou. Part comedy and partaction film, the film will see release on December 21st and promises to take us on a full throttle voyage full of surprises. José Garcia plays a cosmetic surgeon who while taking his family on holiday in his brand new car, finds the cruise control gets stuck at 80mph on the motorway. An ultra-realistic comedy that is quite frankly a must watch!

Nicolas Benamou, comment cous est venue l’idée d’un scénario pareil ? Tout simplement d’un fait divers qui est réellement arrivé. Je me suis alors imaginé ce que pouvaient se dire les gens à bord de cette voiture folle. Ce genre de mésaventure arrive plus souvent qu’on ne le croit.

Nicolas Benamou, where did you get the idea for the film ? From real-life experiences of it actually happening. I imagined what the people on board would say. This kind of mishap happens more often than you think.

José Garcia, qu’est-ce qui vous a particulièrement plu dans ce scénario ? Disons que ça associe tout ce que j’aime, c’est à dire la comédie sans filet et l’ambition de Nicolas Benamou. Je n’aurais jamais accepté avec plein d’autres réalisateurs, mais je savais que Nicolas avait assez de technicité et de compétences pour le faire. Le tournage a été au-delà de mes espérances, on s’est éclatés et à la fois on s’est mis des objectifs difficiles à atteindre. Nous avons eu huit mois de préparation, car il fallait que ça marche avec tous les acteurs. Et lorsque ça marche, c’est vertigineux, il y a un rythme de comédie à tenir dû à la vitesse de tournage puisque nous tournions dans les conditions réelles. Pour une fois, je n’avais pas à m’inventer des situations, je les vivais vraiment ! Donc il y a une justesse de jeu, et c’est ce qui fait que le public dans la salle n’est pas seulement spectateur, mais il est aussi la voiture avec nous.

Jose Garcia, what in particular did you like ? It combines everything I love and I knew Nicolas had the technical ability and skill to make it work. There was a rythm to maintain due to us shooting under real conditions. For once, I didn’t really need to act! The audience isn’t just a spectator but actually insode the car with us.

Comment ne pas tourner en rond dans ce genre de film alors que la majeure partie de l’histoire se passe dans la voiture ? José Garcia : Ce n’est pas un huit-clos, le film est nourri d’interactions extérieures, il y a des personnages qui les aident, d’autres avec qui ils ont des accrochages, donc il y a plusieurs dimensions. On ne le vit pas comme un enfermement car le film n’est pas tourné de manière classique. Si l’on avait tourné avec un fond vert, il n’y aurait pas eu les mêmes sensations pour les spectateurs et pour nous les acteurs. Tout le monde ressent l’extrême réalité des scènes et c’est ce qui donne du sens au film.

How do you avoid losing focus in this type of film when the bulk of the story takes place in the car ? José Garcia: It’s not one-dimensional and is peppered with scenes from outside, interesting characters and skirmishes. It avoids feeling claustrophobic because it’s not shot conventionally. The extreme reality is really immersing and is what gives meaning to the film.

José, c’est la première fois que vous êtes dans un film avec autant de cascades ? J’ai déjà fait des cascades, mais c’est la première fois que je tourne un film dans ces conditions réelles. Il y a une vraie jubilation à travailler sans filet. Lors des scènes de freinage ou de carambolage, nos expressions de visage étaient authentiques car nous avons vraiment vécu toutes les actions. Il y a un enjeu et une concentration à chaque prise, car nous avons constamment tourné entre 110 et 130 km/h.

José, is this the first time you’ve been in a movie with as many stunts ? I’ve already done stunts, but this is the first time I’ve made a film under such realistic conditions. It’s great working without a safety-net. During the braking or pileup scenes, our facial expressions were real because we were experiencing it first hand at speeds between 110 and 130 km/h.

Sur quelle route a eu lieu le tournage ? Nicolas Benamou : Nous n’avons pas pu tourner en France car nous ne pouvions pas privatiser des portions d’autoroute, donc nous sommes allés en Macédoine où nous avons loué deux portions d’autoroute.

Which roads did you use for shooting ? Nicolas Benamou: We weren’t able to shoot in France because we were unable to close off a section of motorway, so we shot in Macedonia.

Dans le scénario, la technologie prend le pas sur l’humain, comment les personnages tous aussi différents les uns que les autres essayent de gérer la situation ? José Garcia : Il s essayent tout d’abord d’intellectualiser la chose en cherchant une solution concrète. Mais entre beau père qui a 16 ans d’âge mental, l’auto-stoppeuse déjantée et moi qui suis un adolescent fier de son nouveau joujou, Julia la mère de famille jouée par Caroline Vigneaux est la seule personne responsable dans la voiture. Mais l’humour ressort à chaque rebondissement car dans la vie dans n’importe quelle situation catastrophique, on ne peut pas être constamment tendu, il arrive un moment où il faut rire pas instinct de survie. C’est justement ce qui a rendu le projet intéressant, de compiler la comédie et l’action.

In the film, technology takes over from humans, how do the characters who are all different to each other try to cope with the situation ? José Garcia: They try first to rationalise things by seeking a practical solution. But between the stepfather who has the mental age of a 16 years old, the crazy hitch-hiker and myself as the proud owner of a new toy, Julia’s character the mum played by Caroline Vigneaux is the only responsible person in the car. But humor eases a potentially catastrophic situation as a sort of survival instinct. This is precisely what made the project interesting, combining action and comedy.

Au-delà de la relation père-fils avec André Dussolier, vous êtes quasiment des compères dans le film, parlez-nous un peu de cette rencontre. José Garcia : Dans le scénario, mon personnage n’a certainement jamais vraiment connu son père et pour rattraper le temps perdu il le prend sous son aile. Donc il y a une vraie complicité, car au-delà d’être mon père, c’est surtout mon meilleur copain, ce qui agace particulièrement ma femme. André joue le rôle du père « attachant » et pour une fois ce n’est pas la belle-mère qui est un boulet, mais le beau-père.

Beyond the father-son relationship with André Dussolier, you are almost accomplices in the film, tell us more about this. José Garcia: In the script, my character never really knew his father and to make up for lost time j=he takes him under his wing. So there’s a real bond, because beyond being my father, he’s essentially my best friend, which particularly annoys my wife.

Nicolas, comment s’est fait le choix d’André Dussolier et de Caroline Vigneaux ? Pour André Dussolier, dès l’écriture avec les scénaristes, c’était une évidence. Cela tombait bien, car il attendait un film d’action depuis de nombreuses années. Il s’est beaucoup amusé pendant le tournage. Nous avons ensuite choisi Caroline car nous voulions mettre en lumière une actrice un peu moins connue qui sache gérer la pression du tournage. De part son passé d’avocate, nous savions qu’elle collerait parfaitement au personnage. Grâce au casting, c’est un film qui va attirer un public de7 à 77 ans. C’est une comédie familiale à sensation forte !

Nicolas, how were André Dussolier and Caroline Vigneaux chosen ? From writting the script, André Dussolier was the obvious choice. We chose Caroline because we wanted to use a less well-known actress who could handle the pressures of filming. From her background as a lawyer, we knew she would work perfectly. Thanks to the cast, this is a film that will hopefully attract audiences between 7 to 77 years old. It’s a family comedy with thrills ans spills!

Qu’est-ce-qui fait que cette comédie est différente des autres ? José Garcia : Grâce à toutes les scènes d’action, le public vibre et est embarqué dans la voiture avec nous. Contrairement à des comédies traditionnelles où l’on entend les gens rire dans la salle, là on les voit aussi bouger ! Je peux vous dire que lorsque j’ai repris ma Smart après la fin du tournage, tout m’a paru fade ! (rires)

What is it that makes this comedy different to others ? José Garcia: Thanks to the action scenes, the audience is really pulled into the car. Unlike traditionnal comedies where you hear people laughing, you also see them move !

Sandrine de Amorim