Lido

SUR LA SCÈNE DE LA SALLE MYTHIQUE DU LIDO, SUR LES CHAMPS-ELYSÉES À PARIS , CHARLÈNE KLEMM PERFECTIONNE SES CHORÉGRAPHIES POUR LES DEUX SHOWS DE LA SOIRÉE. ELANCÉE, BLONDE, PLANTUREUSE, AUX LÈVRES ROUGES, CETTE ALSACIENNE DE 23 ANS A SU DEVENIR L’UNE DES STARS DE LA COMPAGNIE DES BLUEBELL GIRLS.

On the stage of the legendary hall of Lido on the Champs Elysées in Paris, Charlene Klemm is perfecting her choreography for two shows in the evening. Blonde and slender, this 23 years old from Alsace has become one of the stars of the Bluebell Girls.

Vous êtes une Bluebell Girls au Lido depuis déjà 3 ans. Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

Je réalise chaque jour la chance que j’ai. Quand je monte sur scène, c’est toujours le même plaisir. Je ne m’étais pas destinée aux cabarets et maintenant que j’y suis, je ne me verrais plus faire autre chose. La femme est sublimée. J’ai appris à devenir glamour. Je porte des costumes magnifiques, des rivières de diamants… Je voyage à travers le monde pour danser. Je suis heureuse ici, tout simplement.

You’ve been a Bluebell Girl at Lido for the past three years. What do you look upon your career ?

I realise how lucky I am every day. When I go on stage, it’s always the same pleasure. I didn’t intend to do cabaret, but now I couldn’t see myself doing anything else. I’ve learned to become glamorous. I wear beautiful costumes and travel round the world dancing. I’m happy here, simply put.

Pourtant, vous avez une formation plutôt classique. Comment se retrouve-t-on à danser avec des hauts talons et des chapeaux lourds de 5 kilos ?

J’ai commencé la danse à l’âge de 5 ans. J’ai eu un enseignement classique et, comme toutes les petites filles, je rêvais de devenir danseuse étoile. Ensuite, j’ai fait plusieurs auditions pour intégrer des ballets et la réponse était toujours la même « Vous êtes trop grande Mademoiselle ». Je mesure 1m78 (NDLR : le minimum au Lido est 1m75) et les danseuses ne sont jamais aussi grandes. À 17 ans, j’ai rencontré Pierre Rambert, le directeur artistique du Lido. Il m’a dit « Reviens dans un an ». Un an plus tard, j’ai intégré la compagnie. Je n’ai pas eu le temps de réfléchir. J’ai quitté l’Alsace et je me suis installée à Paris.

However, your training is more in ballet. How do you find dancing with high heels and heavy 5 pound hats ?

I started dancing at the age of 5. I trained in ballet and, like all little girls, I dreamed of becoming a ballerina. Then I had several auditions and the answer was always the same “You’re too big Mademoiselle.” At 17, I met Pierre Rambert, the artistic director of the Lido. He said “Come back in a year.” A year later, I joined the production. I didn’t have time to think about it. I left Alsace and moved to Paris.

Cela a dû être un grand changement. Quitter la province, mais aussi la danse classique…

L’équipe du Lido m’a très bien accueilli. Nous sommes plus de 30 filles, avec toutes des origines et des vies différentes. Australiennes, Anglaises… Certaines sont mêmes maman. Mais nous sommes très soudées. Le Lido, c’est comme une famille. On mange ensemble, on répète ensemble, on sort ensemble. Ce qui a été le plus difficile c’est d’oublier ma formation classique. C’est important d’avoir une base technique de danse classique mais le cabaret c’est tellement différent. Il faut apprendre à danser avec des talons de 10 cm, être moins rigide et surtout être plus à l’aise dans son corps. Nous représentons le chic et l’élégance parisienne.

It must have been a big change. Leaving the area, but also ballet dancing…

The team at Lido really welcomed me. We’re over 30 girls, all with different backgrounds and lives. Australian, English… Some are even mums. The Lido is like a family. We eat together; we rehearse together, we go out together. The most difficult thing was forgetting my ballet training. It’s important to know ballet as a base technique but cabaret is so different. We have to learn how to dance in 10 cm heels, be less rigid and above all be more comfortable in our skin. We represent chic Parisian elegance.

Quel serait votre conseil à une jeune danseuse ?

Travailler, toujours travailler. Aujourd’hui, je suis soliste remplaçante. C’est un honneur et mes parents ont pleuré lorsqu’ils m’ont vu sur scène. Je suis sérieuse et assidue, je pense que c’est la clé de la réussite. La danse classique demande beaucoup de sacrifice mais le plaisir sur scène est incomparable.

What would your advice be to young dancers ?

Always work. Today, I’m a replacement soloist. It’s an honor and my parents cried when they saw me on stage. I’m serious and diligent; I think this is the key to success. Ballet requires a lot of sacrifice but the fun on stage is incomparable.

Charlène Raverat

 

PETITE HISTOIRE DU LIDO

En 1946, Joseph et Louis Clérico reprennent le Lido, un établissement en vogue à la Belle Epoque. Ils le transforment en un cabaret mythique des Champs Elysées qui accueille aujourd’hui les plus beaux spectacles, imaginés autour de la nuit parisienne. La revue Le Bonheur, présentée depuis 2003, fait voyager la femme à travers 23 décors et 600 costumes. Sur scène, 70 artistes se succèdent pour présenter deux shows par soir.

A SHORT HISTORY OF LIDO…

In 1946, Joseph and Louis Clerico took over the Lido, a venue in vogue during the ‘Belle Epoque.’ They transformed it into a mythical cabaret on the Champs Elysées which today hosts some of the finest shows. ‘Le Bonheur’, performed since 2003, uses 23 sets and 600 costumes. On stage, 70 artists take turns presenting two shows a night.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.