Richard Orlinski

Richard Orlinski

Depuis 2011, Richard Orlinski fait partie du top 10 des artistes français les plus vendus dans le monde. Depuis 2015, il est premier (Source ArtPrice).  Ce sculpteur casse les aprioris sur un monde de l’art contemporain élitiste et parfois trop intellectuel, pour laisser place à un art populaire et  grand public. Touche-à-tout, il n’en oublie pas d’ouvrir son champ d’action à d’autres activités comme la musique ou l’écriture…


Vous avez sorti récemment un livre intitulé « Pourquoi j’ai cassé les codes » ? Vous y parlez de sculpture ? Est-ce un manuel ?
Pas du tout ! C’est justement le contraire, c’est une sorte de biographie qui tient bien son nom. J’ai voulu partager mon parcours avec le public.
Aujourd’hui, vous rencontrez l’artiste Richard Orlinski, mais ca n’a pas toujours été le cas.
Pour que mon art soit reconnu, il en fallu du travail !
Quand je me suis lancé dans la sculpture, j’ai dû faire face à des difficultés parce que justement je ne voulais pas suivre les codes de ce milieu traditionnel et assez égocentrique.
Je voulais que mes œuvres parlent à tout le monde, qu’elles puissent être exposées
 ciel ouvert, dans des lieux insolites, sur des plateaux télé …
Je voulais qu’on puisse comprendre mes œuvres au premier regard. Selon moi, l’art
doit provoquer une émotion immédiate.
Je fais des œuvres pour qu’on me comprenne, je suis dans une démarche de partage et c’est aussi cela que j’explique dans mon livre.
Je donne des petits conseils pour aller de l’avant et rester convaincu de ses idées. J’ai un retour extrêmement positif et ça me touche car c’est la plus belle des récompenses.

Parlons un peu de sculpture ! On connaît vos oeuvres qui sont empreintes de la réalité.
Pourquoi ce choix ?
C’est le but ! Mes sculptures sont le fruit de ce que je vois, de ce que je regarde.
J’aime sculpter des jeans, des perfectos, des stilettos, des casques  de DJ … ce sont des objets de la vie courante mais ce sont aussi des icônes de notre époque.
Mon idée est de travailler une sculpture dans le détail pour la rendre significatrice. J’aime aussi développer des projets autour des animaux car l’animal a toujours fasciné l’homme.
Mon Gorille « Wild Kong »  fait partie de mes œuvres préférées parce qu’il met en évidence cet instinct de protection que nous avons et cette force de l’animal que nous aimerions aussi avoir. En ce moment, je travaille sur la sculpture d’un panda, et là bien sûr on ira y chercher un autre ressenti. Il n’y a pas de règle, pour moi l’essentiel est que le public soit captivé !

Justement le public semble vous suivre en nombre à travers vos divers actualités !
C’est vrai, je suis très heureux de participer à deux expositions, l’une à Saulieu, «  le Choc des Titans » où mes œuvres sont exposés face à celles de l’artiste François Pompon, ancien chef d’atelier de Rodin. La seconde à Montélimar, dédié au Pop-Art où l’on retrouve mes œuvres exposées dans les rues de la ville ainsi qu’au Musée d’art contemporain aux côtés des œuvres de Warhol, Keith Haring ou encore Jean-Michel Basquiat. Toutes deux ont été prolongées jusqu’à la fin d’année et j’en suis très fier. Il n’y a pas cette barrière d’aller en galerie pour découvrir l’art, l’art entre dans le quotidien des gens et si ça leur plaît alors tant mieux ! D’ailleurs, nous allons ouvrir, à la rentrée, un lieu de rencontres et d’échanges à Miami, où j’exposerais bien sûr mes œuvres, mais où vous pourrez boire un café et venir voir un concert !  Ce sera un lieu très cosmopolite !  

Vous nous cachez encore des talents !
Musique, collaborations avec des grandes marques… Votre emploi du temps est plus que chargé ?
Il est vrai que j’ai une sensibilité artistique très développée. Je fourmille d’idées. Je suis un vrai couteau suisse !
Même si en France c’est parfois mal vu d’avoir plusieurs casquettes, encore une fois, je m’en fiche ! J’ai toujours aimé la musique, alors je fais de la musique !
Je viens de sortir un nouveau single On my way au son électro et je prépare un album pour la rentrée !
J’ai également collaboré avec la marque de vêtements The Kooples pour la création d’une collection capsule, de même avec la marque d’horlogerie Hublot pour la création d’une montre.
J’aime ce mariage entre l’art et la musique et l’art et la mode.
Autre grande fierté, ma collaboration avec la maison Disneyland Paris et la réalisation d’une sculpture de Mickey  l’apprenti sorcier pour les 25 ans du parc !
Je suis super enthousiaste de savoir que des enfants pourront avoir une petite sculpture Richard Orlinski (ndlr : vendu 49€ au parc Disneyland Paris).
C’est là où la notion de rendre l’art accessible prend tout son sens…


UNE DETERMINATION À TOUTES ÉPREUVES

Dès son plus jeune âge, ses institutrices décèlent en lui un enfant particulièrement doué pour les arts plastiques,
au point d’inviter une chaîne de télévision locale à venir filmer ses premières «  œuvres », des animaux en terre cuite, alors qu’il n’avait que 4 ans.
C’est en 2002, alors qu’il a 36 ans,
qu’il décide de se consacrer pleinement à l’art.
Inspiré par les conventions du Pop art, il travaille avec des matériaux industriels comme la résine et l’aluminium. Ses sujets de prédilection sont des animaux
sauvages monumentaux.

Charlène RAVERAT