AREZKI, The Voice

AREZKI, The Voice

Il était peut-être inconnu du grand public avant de participer à la saison 8 du télé-crochet The Voice, diffusé sur TF1, mais Arezki Aït-Hamou, jeune Amiénois de 21 ans, avait déjà fait ses gammes à Dijon. Et pas des moindre puisqu’il avait remporté le CÔTE-D’OR FESTIVAL SONG en décembre 2017 au Palais des Congrès de Dijon. Une victoire qui lui aura permis de se hisser parmi, peut-être, les futurs stars de la chanson… On lui souhaite.


Plus d’un an après votre succès dans la capitale des Ducs de Bourgogne, les Dijonnais ont pu vous retrouver sur leur petit écran. Que s’est-il passé depuis votre venue ici ?
Que d’événements depuis ma participation au CÔTE-D’OR FESTIVAL SONG ! En fin d’année 2017, j’ai eu la joie de remporter ce concours de chant. Pour moi, ça reste une émotion exceptionnelle et un souvenir infaillible. Je ne m’y attendais pas du tout. A l’époque, grâce à Mario Barravecchia (fondateur du Festival), j’ai participé à ce concours de chant et j’ai rencontré Bruno Berberès, le directeur de casting de l’émission The Voice. Nous avions échangé quelques mots et il m’avait beaucoup complimenté. C’était ma première représentation sur scène et j’étais ravi de tout cela. Je n’imaginais pas qu’il puisse y avoir une suite. Et pourtant, l’été dernier, il m’appelle et me demande de venir passer le casting de The Voice. Là, j’ai été pris d’un sentiment de panique mais j’y suis allé. On m’a de nouveau fait confiance et je devais affronter un autre jury mais qui serait, cette fois-ci, de dos !

Comment avez-vous vécu les auditions à l’aveugle ? Qu’est-ce qui diffère d’une prestation classique ?
Le fait de devoir chanter devant un jury qui ne me voit pas était très perturbant pour moi car j’aime faire le show par ma gestuelle. Je sais que je ne suis pas un chanteur à voix, alors je mise sur d’autres talents ! D’ailleurs avant le CÔTE-D’OR FESTIVAL SONG je ne m’imaginais pas du tout chanteur ! J’ai toujours fait de la danse hip-hop, du piano et du théâtre mais jamais du chant ! Ma participation à ce concours à Dijon était vraiment le fruit du hasard. Je cherchais à passer quelques castings, j’ai envoyé une démo où je chantais une reprise de Francis Cabrel, et Mario m’a rappelé. Je n’y croyais pas. Alors là, chanter de nouveau devant un jury c’était presque déplaisant. Je ne savais pas trop comment j’allais réussir à le faire entrer dans mon univers un peu décalé, un peu pluriel. J’ai retravaillé ma chanson La vie est belle de Nassi, celle qui m’avait fait gagné en Côte-d’Or. J’ai même pris des cours de chant et me voilà face aux quatre fauteuils retournés ! Je n’étais pas remonté sur scène depuis mon passage à Dijon et les émotions étaient toutes aussi intenses. A ce moment-là, je me suis dit ; voilà une nouvelle aventure qui débute.

Sans trop en dire, comment va se dérouler la suite de votre participation à The Voice ? Maintenant que vous êtes dans l’équipe de Jenifer, allez-vous bien vous défendre ?
Ce que je peux dire c’est que Jenifer m’a fait sortir de ma zone de confort. Les chansons que je vais interpréter m’ont beaucoup plu et je crois qu’elle a vraiment compris mon univers. D’ailleurs, au départ, je ne pensais pas du tout être coaché par Jenifer. Je ne connaissais pas du tout sa musique ! Mais je voulais aller à contre-courant, comme je fais toujours. Moi c’est Soprano que je kiffe. C’est un artiste complet. Tout comme Kerry James ou Big Flo et Oli. Pour moi, ce sont des gros bosseurs qui représentent très bien la musique urbaine.
Ils sont indépendants, ils sont brillants et il sont investis dans des causes, et moi tout ça, ça me touche. A tel point que j’ai compris ce qu’ils ressentent sur scène. Car avant je chantais pour le fun, maintenant je chante vraiment pour le spectacle. J’y ai pris goût !

Il y a un avant The Voice, de la même manière qu’il y un avant le Côte-d’Or Festival Song ?
Bien sûr. Le CÔTE-D’OR FESTIVAL SONG m’a fait vivre un truc de fou. J’ai découvert que je pouvais mêler mon amour de la danse hip-hop et mon amour de la musique classique, le tout en chantant. J’ai découvert qu’il y avait des gens bien intentionnés qui me voulaient du bien. J’ai accepté de me mettre en danger et ça a payé. Aujourd’hui, on me reconnait dans la rue. Des grand-mères m’interpellent pour me féliciter. C’est extra ! Je vais travailler dur pour faire quelque chose de toute cette chance qu’on m’a donnée et de toute cette gentillesse qu’on me transmet !