Manu Payet

Manu Payet

Se met à nu !

De passage en décembre dernier à Chenôve et en février 2019 à Chalon-sur-Saône à l’occasion de sa tournée, Manu Payet nous embarque pour un one man show autobiographique à la fois insolent, drôle et tendre où tout le monde se reconnaît un peu. De la genèse de son prénom has been, à sa vie de famille heureuse à la Réunion rythmée par la morale de ses parents, en passant par son couple qui traverse l’inévitable quotidien, l’artiste se raconte et c’est juste un pur moment de bonheur ! Nommé aux Molières 2018, son spectacle où il réalise son rêve de gosse est une pépite à la hauteur de ce touche-à-tout, à la fois acteur, réalisateur, humoriste qui réalise là une véritable prouesse en se mettant à nu.


Bonjour Manu, après votre premier one man show en 2007, vous avez attendu 10 ans avant de remonter sur scène, qu’est-ce qui vous a convaincu de le faire ?
Ce sont surtout les réactions des gens, certains me sortaient des répliques du premier spectacle qu’ils connaissaient par coeur et me demandaient quand j’allais revenir. J’ai été le premier surpris et je me suis laissé convaincre au fil du temps. Je prenais toujours des notes sur mon portable, je voulais raconter une vraie histoire, j’avais donc de la matière d’un point de vue autobiographique.
Au final, l’histoire que je raconte le mieux c’est la mienne !

Vous avez commencé votre carrière en tant qu’animateur à la radio sur NRJ, qu’est-ce qui vous a poussé à monter sur scène ?
J’ai toujours voulu faire de la scène, c’est la radio qui est arrivée de manière imprévue. Quand j’étais petit, je disais : « Un jour je ferai un spectacle ! ». Je voulais faire rire les gens. La vie a fait que j’ai commencé par la radio où j’ai appris beaucoup de choses comme m’exprimer correctement, moduler ma voix, etc. Et finalement je ne le savais pas, mais la radio allait beaucoup m’aider à réaliser mon rêve.

C’est la radio qui a fait que vous êtes venu vous installer en France ?
Oui, c’est un mec de NRJ Paris qui était en vacances à la Réunion et m’a entendu à la radio qui m’a proposé de venir travailler à Paris. Deux semaines après, je prenais l’avion.

En plus de la radio, vous êtes également acteur, réalisateur mais aussi animateur télé, vous aimez vous diversifier ?
Je fais en sorte que tous ces rôles se rejoignent. Je suis allé au cours Florent, ce qui m’a conforté dans l’idée que j’aimais jouer. Le cinéma c’était un rêve depuis gamin mais je ne pensais pas que je pourrais le faire. J’ai beaucoup travaillé pour être le meilleur acteur possible, puis l’idée d’écrire et de réaliser un film m’est venue. Concernant la cérémonie des Césars, je me souviens avoir dit à mes parents qu’un jour je la présenterais, et c’est arrivé. Je n’ai jamais lâché mes rêves.

Vous aimeriez réitérer l’expérience de la présentation de la cérémonie des Césars ?
Plus tard peut-être, mais pas maintenant. Je suis hyper content de l’avoir présentée une fois, d’avoir eu un très beau costume et d’avoir fait les conneries que j’avais envie de faire.

Vous avez récemment présenté l’émission Burger Quizz, comment avez-vous vécu cette expérience et le fait de faire honneur à Alain Chabat ? J’avais participé à l’émission deux fois en tant qu’invité et Alain m’a appelé pour me demander si je voulais présenter l’émission avec d’autres copains. J’ai dis oui avant de réfléchir, mais j’avoue qu’après j’ai un peu flippé. J’ai beaucoup bossé avec l’équipe pour donner le ton et pour être à la hauteur. Ma plus grande satisfaction c’est le coup de fil d’Alain pour me féliciter après la première diffusion. Je ne voulais surtout pas le décevoir car je suis un enfant des Nuls et mon producteur c’était Dominique Farrugia.

Pendant votre spectacle, vous évoquez largement votre prénom et la tendance des prénoms en général, comment cela s’est-il passé au moment de choisir le prénom de votre fille qui est née en 2017 ?
C’est un joyeux bordel au moment de choisir et c’est un bordel à gérer à deux ! Lorsque je parle dans mon spectacle des prénoms has been comme Thierry, ce qui m’amuse c’est de faire référence à des prénoms français qui nous unissent. Tout le monde à un Thierry dans son entourage, d’ailleurs je voulais appeler mon chien comme ça, mais je l’ai finalement appelé Henri. Il y a aussi des prénoms qui font une carrière solo aujourd’hui comme Jean et Louis (rires). J’aimais bien le prénom Suzanne, mais tous mes copains ont appelé leur fille Suzanne. Du coup, j’ai donné un prénom plutôt rare à ma fille, même si ma mère qui est catéchiste voulait que je l’appelle Céleste !

Vous parlez beaucoup de la Réunion tout au long de votre spectacle. Vous y retournez régulièrement ?
Je n’y retourne pas forcément régulièrement, car lorsque j’y retourne c’est difficile de revenir, même si j’adore ma vie ici. Depuis que j’ai perdu mon papa ce n’est plus pareil, car avant il m’accueillait à l’aéroport, mais j’essaye d’y aller de temps en temps et surtout pour jouer mes spectacles.

Êtes-vous déjà venu à Dijon et comment avez-vous rencontré Mario Barravecchia, le directeur de notre magazine ?
Oui je suis déjà venu à Dijon lors d’avant-premières de films. J’ai rencontré Mario pendant la Star Ac 1 car NRJ était partenaire de l’émission. Le premier animateur radio qui a fait une émission en direct du Château c’était moi. À l’époque, c’était incroyable ! Donc j’ai connu Mario et je l’ai tout de suite trouvé cool. On ne s’est pas oubliés et à chaque fois que je viens à Dijon, on essaye de se voir. Il n’a pas changé, il est toujours aussi cool.